16 avril 2017

Auto-congratulations



Parfois, au soir d'une journée particulièrement ennuyante, je me dis que je mériterais une médaille.
Parfois, après avoir réuni tout mon courage pour faire un choix quelconque, j'aimerais qu'on me remette une médaille.
En ce moment, j'ai besoin de me récompenser d'une médaille pour tout. Événement positif ou négatif, tout est bon pour sentir que j'avance, ne serait-ce qu'un peu, et toutes ces médailles viennent combler le vide que je ressens au fond de moi.

Je tiens à remercier tout d'abord Mesdames Alprazolam et Paroxétine, pour m'avoir soutenue et aidée à traverser ces épreuves. C'est grâce à elles que je me tiens aujourd'hui devant vous. 

Toutes ces médailles de porcelaine immaculée sont comme de multiples lumières au fond d'un tunnel. 
Elles se couvrent d'une symbolique intime et très personnelle, deviennent les apparats sacrés d'une croyance singulière et individuelle.

Ce sont des reliques d'une période de vie, faite d'infimes et infinies commémorations. Une vie faite de petits riens pourtant si significatifs.

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7 mars 2017

Abandon du navire



Bonjour à tous, chers lecteurs imaginaires. Cela fait longtemps que je ne me suis pas assise dans le fauteuil du salon pour vous concocter un de ces savoureux petits articles dont j'ai le secret.
Il y a un peu plus d'un mois, il m'est arrivé quelque chose de fâcheux. Lors d'un essai d'accrochage de mon projet Naufrage, une plaque en tôle est tombée du mur. De la casse, il y en a eu, oui, mais moins que je ne l'aurais pensé.

J'y repense et c'était peut-être significatif de la perte de contrôle que j'avais face à ce projet, et auquel je pensais toujours, comme si je ne voulais pas le laisser m'échapper.
J'ai donc ressorti la porcelaine et mes outils, recréé les éléments que je trouvais le plus importants dans les débris rassemblés. Je me suis ensuite promis de laisser vivre ce projet, de ne plus lui apporter de modifications. Il est temps de le laisser voguer tranquillement.

La nouvelle version de la porte et la nouvelle bouée de sauvetage.



Le workshop dont est issu le projet Naufrage est terminé, et une exposition a lieu pour rassembler les (très) différentes vision des étudiants sur la collection du musée de la Compagnie des Indes. N'hésitez pas aller visiter ces deux très belles expositions, mais, si vous venez à la galerie de l'école, soyez très vigilants ! Tous les projets présentés sont fragiles !

Exposition au Musée de la Compagnie des Indes du mars au 24 avril 2017, et à la galerie de l'EESAB de Lorient du 3 au 24 mars 2017.



18 novembre 2016

Mes outils : Céramique


Je travaille parfois la porcelaine. Elle n'a pas un caractère facile, c'est pour cela qu'au fil du temps, j'ai amassé une petite collection d'instruments, objets récupérés, à l'usage détourné. Petit inventaire de ma boîte à outils.


Le pinceau : Indispensable pour dépoussiérer le plan de travail ainsi que les pièces en cours de fabrication. N'importe quel pinceau fait l'affaire, le mien vient d'un magasin de bricolage. 


Le couteau : Pour couper la terre, et pour aplanir de grandes surfaces en grattant la terre sèche. Là encore, n'importe quel couteau d'office (non dentelé) peut faire l'affaire.


Les gouges de gravure sur bois : Pour creuser la terre, créer des angles. J'ai trouvé les miennes en set dans un magasin de fournitures d'art, et j'en achète parfois à la pièce dans une boutique de modélisme.


Le cutter de précision : Sert aussi à creuser, mais aussi à dégager de grandes surfaces et épaisseurs rapidement et sans casse. Il peut également aplanir de petites surfaces. J'ai acheté mon coffret dans un supermarché, mais des cutters de précisons simples peuvent êtres trouvés en magasins de fournitures d'art et boutiques de modélisme (mais par contre, préparez le portefeuille pour les lames ''spéciales''). 


Les limes de précision : Servent à casser et arrondir des angles et ébaucher une forme. Les magasins de déstockage peuvent être précieux, c'est là que j'ai acheté (pas cher) un set de limes. Les magasins de modélismes en proposent parfois à l'unité. 


Les spatules de modelage : Pour adoucir une forme. Celle que je préfère est une spatule à modeler la cire qui vient de chez le dentiste, mais elle appartient à l'atelier de l'école. J'ai dû me rabattre sur un dupe qui vient d'une boutique de modélisme.


Les papiers de verre et cales à poncer :Eh bien oui, pour poncer. Rendre doux et lisse. Préférez le papiers et les cales à grain fin et extra-fin, à trouver dans les magasins de bricolage ou, sur Amazon, pour ma part.








Je revêts également un seyant masque filtrant de marque RZ, modèle M2, lorsque que je ponce ou racle assez pour rependre de la poussière partout. Je peux vous dire qu'avec ça sur la figure, j'ai un style fou. Plus une grande chemise en jean en guide de blouse.


Photo de l'EESAB Lorient

29 septembre 2016

Les envahissantes



C'est la rentrée, certes, mais les cours n'ont pas encore commencé. C'est la fin de deux semaines spéciales, ou ''semaines API'', moment de workshops et d'acclimatation.
Pendant ce temps, un nouveau tissage a planté racine sur le bazar de mon bureau. J'avais dans la tête des images qui sentent la poussière, de natures mortes de fleurs sur fond noir. 

Abraham Mignon : Flowers in a Metal Vase in a Niche
 Jan Davidsz de Heem : Still-Life with Flowers in a Glass Vase and Fruit.

J'ai donc griffonné un rapide croquis, de fleurs difformes et de tiges qui les encerclent. Impulsion du moment, j'ai gribouillé ce truc, je n'y ai apposé aucune retouche.

Taille réelle, environ 4cm sur 5,5cm.



Je peux y voir : soucoupes volantes qui descendent du ciel et rayons lasers qui fendent le ciel noir; fleurs qui colonisent un jardin par une nuit de pleine lune; mais la vision la plus évidente est celle d'un tissage qui envahit mon bureau, avec toutes ses pelotes et outils.

Je suis réputée pour la qualité du bazar de mon bureau, qui est constamment une déchetterie. On peut voir, dans un petit réceptacle en bois en haut dans le coin droit, des lunettes de piscine (ce ne sont même pas les miennes).



J'espère que je vais trouver la force de le terminer. Ce tissage n'est pas avare de défis :
- c'est la première fois que je m'essaye au ''cartooning', c'est-à-dire tisser en reproduisant un dessin.
- je dois endosser le rôle de médiatrice entre plusieurs pelotes de fils aux épaisseurs très variables, du fil basique à la pelote pour tapis.
- un fil de la trame a cassé alors que le tissage était entamé.
- je dois oublier l'idée de tracer de belles diagonales souples, dans la pratique mes diagonales ressemblent à du pixel-art.
-  un esprit qui s'égare et j'oublie de rajouter les touches de bleu ciel que l'on peut voir sur le croquis, et j'oublie également de commencer les tiges diagonales vertes où je le devrait. Tant pis, c'est trop tard.


Je termine donc cette note de blog en souhaitant bien du courage à l'intrépide propriétaire de ce blog, Amandine.

21 septembre 2016

La rentrée des casses


Pour célébrer la rentrée, deux petites choses cassées ! Après plusieurs mois de vacances, forcément, j'ai un peu perdu la main.